Informations COVID-19

  • Publié le 03-03-2020

[Mise à jour 28 avril 2020]

** Dépistage COVID **

Veuillez trouver un résumé de la stratégie concernant le dépistage du Covid, avec une rubrique PCR et une rubrique sérologie. Concernant cette dernière, des laboratoires l'exécutent depuis un certain temps en demandant à leurs patients une somme variable (autour de 30 à 40€). Cela n'est pas correct car les tests ne sont pas encore validés et surtout l'interprétation reste floue :

  • on ne sait pas si l'immunité est protectrice
  • on ne sait pas si une personne ayant des anticorps est contaminante ou non
  • on ne sait pas combien de temps dure la présence de ces anticorps
  • on peut même se demander si les anticorps détectés sont des anticorps tout à fait spécifiques du Covid-19 ou s'il ne s'agit pas de réactions croisées avec d'autres Coronavirus (les Coronavirus sont des virus responsables d'infections respiratoires et très courants)

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En ce qui concerne les tests salivaires :  seule la PCR est véritablement reconnue. De ce fait il y aurait un risque à utiliser des tests moins performants et à agir sur la base d'informations fausses. De plus se poserait le problème de l'exploitation de ces résultats, seul un laboratoire agréé étant en mesure de rendre des résultats validés (résultats transmis aux ARS)

Vous trouverez également la synthèse de la HAS en date du 16 avril.

 

[Mise à jour 24 avril 2020]

Découvrez l'intervention du Dr Thomas Balbi, à la matinale de Europe 1, du 24 avril 2020.

[Mise à jour 23 avril 2020]

Article de France 3 Hauts-de-France "Coronavirus – “On a dû donner tous nos masques et maintenant on ne peut plus soigner” : le SOS des chirurgiens-dentistes"

Pour tout savoir sur la conformité des masques FFP2, rendez-vous sur le site suivant : European Safety Federation

[Mise à jour 10 avril 2020]

Nous vous relayons une information de l'URPS Masseurs Kinésithérapeutes (MK).

A ce jour, près de 300 MK recensés et disponibles sur cette plateforme : www.kinedegarde.fr

Il suffit d'entrer le code postal pour que les MK de proximité soient affichés. N'hésitez pas à relayer l'information.

[Mise à jour 9 avril 2020]

Voici les dernières informations que nous avons reçues concernant les manifestations cutanées du covid-19 :

  • Alerte sur les manifestations cutanées du covid-19 (Source : SNDV du 06/04/2020) :

Un groupe WhatSapp de plus de 400 dermatologues (libéraux et hospitalo-universitaires), organisé par le SNDV (Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues), a mis en évidence des lésions cutanées, associées ou non à des signes de Covid (voir communiqué de presse, https://www.syndicatdermatos.org/communique/communique-de-presse-06-04-20-covid19-et-peau/).

Il s’agit d’acrosyndromes (aspect de pseudo-engelures des extrémités), apparition subite de rougeurs persistantes parfois douloureuses, et des lésions d’urticaire passagère.

Il est important pour les patients qui ont des problèmes cutanés de ce type, de consulter un dermatologue (téléconsultation ou autre), afin de s’assurer que celles-ci sont associées à un syndrome Covid+.

L’analyse des nombreux cas remontés au SNDV montre que ces manifestations peuvent y être associées.

Nous alertons la population et le corps médical afin de dépister le plus vite possible ces patients potentiellement contagieux (sans forcément de signes respiratoires).

Notre infectiologue de référence au CHRU de Lille confirme la possibilité que le covid puisse donner des atteintes cutanées. L’atteinte cutanée pourrait se manifester par un purpura non fébrile, isolé et /ou avec des engelures isolées. En cas d’apparition de tels symptômes dermatologiques chez un patient, il est judicieux de le considérer comme suspect covid. Les lésions peuvent rester le seul élément clinique ou bien s’associer secondairement à des symptômes respiratoires.

[Mise à jour 8 avril 2020]

Nous vous informons d'un courrier de l'Assurance Maladie concernant la facturation des chirurgiens-dentistes de garde :

Madame, Monsieur,

Face au risque de contamination par le COVID-19 des chirurgiens-dentistes et de leurs patients, le conseil national de l'ordre des chirurgiens-dentistes a demandé aux chirurgiens-dentistes de fermer leur cabinet et a mis en place dans chaque département une procédure pour assurer une permanence de soins.

Pour votre information, afin d'accompagner les professionnels libéraux engagés dans cette démarche de volontariat et pendant la durée de l'épidémie, l'Assurance Maladie permet aux chirurgiens-dentistes de déroger aux modalités de facturation existantes dans le cadre de la permanence des soins (article 3.3 de la convention nationale).

Les dérogations pour la facturation des chirurgiens - dentistes dans le cadre des gardes sont les suivantes :

- Soins réalisés par le chirurgien-dentiste :
Le chirurgien-dentiste est autorisé à facturer l'acte CCAM réalisé ou une consultation d'urgence (si l'acte CCAM ne peut être réalisé en une seule séance). Ces actes sont pris en charge selon les règles de prise en charge en vigueur.

Il est également autorisé à facturer la majoration spécifique de permanence des soins prévue pour les actes cliniques et techniques effectués (code prestation MCD*  - 30€) en dérogation aux dispositions de l'article 3.3 et de l'annexe 12 de la convention nationale des chirurgiens-dentistes.

Il peut également bénéficier de la rémunération de l'astreinte de 75€ par demi-journée (code prestation PRC), quel que soit le jour de la semaine, au-delà des dimanches et jours fériés prévus.

- Rémunération de l'astreinte du 2ème chirurgien-dentiste « assistant » :
Lorsque le chirurgien-dentiste réalisant les actes (le titulaire du cabinet) est assisté par un 2ème chirurgien-dentiste pour notamment respecter les contraintes d'asepsie (les assistants dentaires n'étant pas sollicités, le chirurgien-dentiste qui assiste le chirurgien-dentiste exécutant les actes de soins dentaires peut bénéficier de la rémunération de l'astreinte de 75€ par demi-journée (code prestation PRC), en dérogation aux dispositions de l'article 3.3.1 de la convention nationale des chirurgiens-dentistes.

- Rémunération de l'astreinte du chirurgien-dentiste régulateur au téléphone :
Le chirurgien-dentiste d'astreinte chargé de répondre aux appels reçus sur le numéro du CDO et chargé de répartir les urgences peut également bénéficier de la rémunération de l'astreinte de 75€ par demi-journée (code prestation PRC) en dérogation aux dispositions de l'article 3.3.1 de la convention nationale.

Ces facturations dérogatoires doivent être réalisées selon les mêmes modalités que dans le cadre de la permanence des soins. Elles peuvent être réalisées de manière rétroactive à compter du 18 mars 2020, date de la mise en œuvre du dispositif par l'ONCD.

Par ailleurs, il a été décidé de simplifier provisoirement le circuit des pièces justificatives nécessaires à la facturation des actes à l'Assurance Maladie. Les feuilles de soins papier notamment dans le cas de facturations en mode dégradé (sans utilisation de la carte Vitale du patient) n'ont pas à être transmises à l'Assurance Maladie. Elles doivent être conservées au cabinet. Cette conservation des pièces est à maintenir jusqu'à communication de nouvelles informations.

Nous vous remercions par avance pour votre engagement et votre mobilisation.

Votre conseiller de l'Assurance Maladie

* Pour rappel, la majoration MCD s'applique pour les actes techniques et cliniques (dont les consultations), elle est facturable une seule fois pour chaque patient concerné et non pour chaque acte réalisé, non cumulable avec les majorations de nuit, de dimanche et jours fériés. La facturation de cette majoration est à mentionner sur la feuille de soins dans la colonne « autres actes ».

[Mise à jour 1er avril 2020]

Vous trouverez sur ce lien un document concernant la permanence des soins : Facturation des chirurgiens-dentistes dans le cadre du dispositif de garde

[Mise à jour 31 mars 2020]

Nous vous relayons une communication des secrétaires généraux du Conseil National de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes :

Chère consoeur, cher confrère,

Afin de vous aider au mieux dans la prise en charge téléphonique d’une demande de soins dentaires urgents, un guide praticien traitant a été rédigé.

Nous vous prions de trouver ci-attachés (à télécharger) :

Cette information sera également téléchargeable sur notre page web dédiée :https://bit.ly/39pvrLW

Le conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes remercie l’ensemble des consœurs et confrères pour leur investissement dans la gestion de cette crise sanitaire.

Bien cordialement,

Dr Dominique Chave et Dr Steve Toupenay
Secrétaires généraux

[Mise à jour 30 mars 2020]

Vous trouverez sur ce lien un courrier écrit par l'URPS et le CDO du Nord, adressé à l'ARS et la région Hauts-de-France, ainsi que le retour sur ce lien de Monsieur Étienne Champion, Directeur Général de l'ARS HdF, qui recommande la fermeture des cabinets dentaires hors services de gardes ou dérogations spécifiques.

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Dans le contexte de Covid-19, veuillez trouver ci-dessous les documents relatif aux bonnes pratiques d’hygiène pour les professionnels de santé en ville :

-Précautions d’Hygiène pour toute prise en charge à domicile d’un patient y compris cas COVID-19 (Version 5 mars 2020)

-Précautions d’Hygiène pour toute prise en charge en cabinet d’un patient y compris cas COVID-19 (Version 5 mars 2020)

Et le guide méthodologique de préparation au risque épidémique ici

Prise en charge des indemnités journalières pour les professionnels de santé libéraux exposés personnellement au Coronavirus :

Dans le cadre de l’épidémie de Coronavirus, l’Assurance maladie va prendre en charge, de manière dérogatoire, les indemnités journalières pour l’ensemble des professionnels de santé libéraux s’ils sont amenés à interrompre leur activité professionnelle, selon des modalités alignées sur celles appliquées aux salariés et travailleurs indépendants.

Prise en charge des indemnités journalières en cas d’interruption d’activité selon les 3 situations :

3 situations Modalités de prise en charge
Professionnels de santé libéraux bénéficiant d’un arrêt de travail parce qu’ils sont atteints par le coronavirus. Prise en charge des IJ pendant la durée de l’arrêt de travail avec application d’un délai  de carence de 3 jours
Professionnels de santé libéraux devant respecter une période d’isolement (ayant été en contact rapproché avec une personne diagnostiquée positive en coronavirus) Prise en charge des IJ sans  application d’un délai  de carence

 

Professionnels de santé libéraux devant rester à domicile pour garder leur enfant concerné par une période d’isolement (cas des enfants scolarisés dans un établissement fermé ou des enfants domiciliés dans une zone identifiée comme zone de propagation du virus mais scolarisés en dehors) Prise en charge des IJ sans  application d’un délai  de carence

 

Ces mesures concernent toutes les interruptions d’activité liées à ces 3 situations à partir du 1er février 2020.

Les indemnités seront versées pour la durée de l’arrêt à hauteur de 112 euros par jour pour les professions médicales.

En pratique

Vous êtes un professionnel de santé libéral concerné par une de ces 3 situations :

Un numéro d’appel unique est mis à votre disposition : 0811707133 valable sur l’ensemble du territoire.

Un téléconseiller du Service médical de l’Assurance Maladie vérifiera avec vous la situation de prise en charge, la durée de l’interruption d’activité et les conditions de prise en charge.

Le téléconseiller se mettra ensuite directement en lien avec votre caisse primaire de rattachement qui pourra déclencher le versement de vos indemnités journalières.

Ce numéro de téléphone est exclusivement réservé au traitement des situations individuelles des professionnels de santé concernés par un arrêt de travail. Il vous est demandé, pour éviter tout encombrement de la ligne et permettre la bonne prise en charge de vos collègues concernés, de ne pas l’utiliser pour d’autres questions, qu’elles soient d’ordre administrative ou médicale.

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Depuis janvier 2020, une épidémie de Coronavirus (SARS-CoV-2) - COVID-19 (ex 2019-nCoV) s’est propagée depuis la Chine.

L’Organisation mondiale de la Santé a relevé à son degré maximum le niveau de la menace liée au nouveau coronavirus, dont la propagation s’accélère. En Chine, le nombre de nouveaux décès et contaminations diminue grâce à la mise en quarantaine visant 50 millions de personnes. En Italie, le coronavirus a déjà contaminé 888 personnes, dont 21 mortellement. En France, où 73 contaminations sont recensées, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures.

Voici les informations confirmées à ce jour à la disposition de l'Union Régionale des Professionnels de Santé Chirurgiens-Dentistes. L'objectif est d'éviter la diffusion de rumeurs et de vous communiquer des éléments vérifiés.

Lors de la conférence de presse du 29 février 2020, le ministre de la santé informe qu'un des deux clusters de personnes contaminées est identifié en Hauts de France, dans les communes de :

  • Creil
  • Crépy en Valois
  • Lagny le sec
  • Lamorlaye
  • Vaumoise

Dans ces communes, les rassemblements collectifs sont interdits, les écoles ne rouvriront pas lundi 2 mars 2020 et enfin, il est demandé à la population de limiter les déplacements inutiles (cinéma, spectacles,restaurants...).

Pour le reste du territoire national certaines mesures sont indiquées:

Éviter les poignées de mains, bises, on tousse et éternue dans son coude , lavage de mains systématique.

Pas de port de masque sauf si demande médicale.

Les rassemblements de plus de 5000 personnes en milieu confiné sont annulés.

Il faut veiller à ne pas recevoir dans les cabinets médicaux (dans la mesure du possible) :

  • les patients présentant des signes cliniques d'infection respiratoire aiguë avec une fièvre ou une sensation de fièvre ayant séjourné dans des zones géographiques à risque (Chine, Singapour, Corée du Sud, Iran, en Italie, les régions de Lombardie, Vénétie et Emilie Romagne). Nous vous conseillons d'inclure le département de l'Oise et plus particulièrement les communes de Crépy en Valois, Creil, Lacroix Saint Ouen et Compiègne ;
  • toute personne présentant des signes cliniques d'infection respiratoire aiguë dans les 14 jours ayant été en contact étroit d'un cas confirmé de COVID-19 ;
  • toute personne présentant des signes de détresse respiratoire aigüe pouvant aller jusqu'au SDRA (Syndrome de détresse respiratoire aigüe) dans un contexte possiblement viral et sans autre étiologie évidente d'emblée, même sans notion de voyage/séjour dans une zone d'exposition à risque ou de contact étroit avec un cas confirmé de COVID-19.

Les patients doivent entrer ou être mis en contact téléphonique avec les centres 15 qui décideront des conduites à tenir (pas d'envoi aux urgences).

[Mise à jour 2 mars 2020 à 21h30]

DISTRIBUTION MASQUES POUR PROFESSIONNELS DE SANTE LIBERAUX VIA OFFICINES

Chaque pharmacien d’officine du territoire national va recevoir durant cette première semaine de Mars 2020 via son grossiste répartiteur un minimum de 10 boîtes de 50 masques anti-projection, soit 500 masques issus du stock national.
Le titulaire de l’officine les distinguera de son stock habituel et apposera sur la boîte une étiquette stipulant « stock Etat ».
Chaque professionnel de santé recevant ce message, c’est à dire médecin généraliste, médecin spécialiste, infirmier diplômé d’Etat, sage-femme, masseur kinésithérapeute et chirurgien-dentiste est invité à se présenter à son officine de proximité afin de retirer une boite de 50 masques chirurgicaux du stock Etat.

Il devra pour cela présenter sa carte professionnelle sur laquelle figure son numéro RPPS.

La déontologie et le civisme de chaque professionnel de santé doivent permettre à chaque professionnel de bénéficier de sa dotation.

Dans une situation dans laquelle un personnel de santé est en contact avec une personne présentant des signes d’infection respiratoire et en l’absence d’autres équipements de protection individuelle, il pourra adopter le principe du double masque (soignant/soigné).

En effet, en l’absence d’acte invasif, ce principe permet de limiter l’exposition des soignants aux gouttelettes potentiellement infectieuses du patient. L’utilisation de ces masques est décrite dans le document nommé « Consignes d’utilisation des masques issus du stock Etat par les Professionnels de Santé » : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/empoi_des_masques.pdf

Selon les besoins, de nouveaux approvisionnements issus du stock Etat seront assurés afin de permettre aux professionnels de santé de disposer de ces équipements en quantités suffisantes.

Pour toute question, vous pouvez joindre l'ARS au 03.62.72.77.77 (demander un "référent masque") - ou par mail

Vous pouvez vous abonner au service d'informations du Ministère de la Santé pour les professionnels de santé :  https://dgs-urgent.sante.gouv.fr/dgsurgent/inter/accueilBuilder.do?cmd=affiche

[Mise à jour 2 mars 2020]

L’épidémie de COVID-19 est entrée dans une nouvelle phase. Le passage en stade 2 annoncé le samedi 29 février 2020 correspond à l’identification de plusieurs chaines de transmission sur le territoire national même si la situation est très évolutive et hétérogène. Cette situation conduit à une adaptation de la stratégie de lutte contre l’épidémie :

1) Suivi des cas et des contacts

Afin de concentrer les efforts sur l’identification des chaines de transmission, les modifications suivantes des recommandations sont d’application immédiate :

-        L’ARS et Santé publique France continuent à classer les contacts de cas confirmés ; la surveillance active de l’état de santé des sujets contacts identifiés à risque modéré/élevé ne fait plus l’objet d’un suivi quotidien de la part de l’ARS. Les recommandations de quatorzaine stricte à domicile avec auto-surveillance de la température et port du masque chirurgical en cas de contacts inévitables s’appliquent. Ces recommandations s’accompagnent de la remise aux personnes concernées du numéro dédié de l’ARS, pour information en cas de difficulté ou, en cas d’apparition de symptômes, pour liaison avec le SAMU-Centre 15 ;

-       Conformément à l’avis rendu par le HCSP, la balance bénéfices / risques pour la santé publique étant défavorable (risque majeur pour la continuité d’activité des services), les professionnels de santé classés comme sujets contacts asymptomatiques à risque faible, modéré ou élevé d’un cas confirmé de COVID-19 peuvent poursuivre leur activité. Dans ce cas, ils doivent porter un masque chirurgical en permanence et le changer régulièrement et s’auto-surveiller (prise de température deux fois par jour et identification de tout symptôme). En cas de symptômes, même de faible intensité, la pratique professionnelle doit être interrompue immédiatement et un prélèvement à visée diagnostique doit être réalisé rapidement et prioritairement.

2) Priorisation du diagnostic biologique

Tous les cas possibles de COVID-19 doivent continuer à faire l’objet d’un test diagnostic par RT-PCR dans un laboratoire disposant de la technique. En cas de dépassement des capacités de diagnostic biologique, les prélèvements suivants seront techniqués en priorité :

-        Patients présentant une pneumopathie infectieuse sévère (avec ou sans SDRA) sans diagnostic étiologique évident d’emblée ou indication avérée d’hospitalisation ;

-        Professionnels de santé classés comme contacts à risque modéré/élevé d’un cas confirmé de COVID-19.

-        Investigation épidémiologique urgente (nouvelle région, nouveau cluster, site à risque, situation particulière)

3) Consignes relatives aux personnes revenant de zones de circulation du virus

Le passage du stade 1 au stade 2 justifie :

-       L’abandon de la règle du maintien en « quatorzaine » à domicile pour les personnes revenant des zones de circulation virale à l’étranger. Les personnes revenant de ces zones sont invitées à limiter leur vie sociale, et à s’auto-surveiller (prise de température et apparition éventuelle de symptômes deux fois par jour). Il n’y a plus lieu de leur proposer le port du masque chirurgical lors des contacts inévitables. Cette nouvelle mesure entraîne la levée des mesures de quatorzaine qui étaient en cours. L’adaptation de leur poste de travail, dont le recours au télétravail, continue d’être privilégiée. Les enfants peuvent être scolarisés.

Pour les professionnels de santé en particulier, porter un masque chirurgical en permanence et le changer régulièrement et s’auto-surveiller (prise de température deux fois par jour et identification de tout symptôme). En cas de symptômes, même de faible intensité, l’éviction professionnelle doit être immédiate et un prélèvement à visée diagnostique doit être réalisé rapidement et prioritairement.

-        Une consigne d’éviter les voyages dans les zones où circule le virus hors de l’Union européenne ou dans les zones à risques en Europe (identifiées sur le site du MEAE), sauf nécessité avérée.

4) Mesures de protection

Organisation des consultations : il est recommandé de prévoir l’apposition d’affichettes à l’entrée des cabinets invitant les patients symptomatiques à venir exclusivement sur rendez-vous.

Par ailleurs, l’ensemble des acteurs est invité à respecter strictement les précautions standard relatives aux mesures d’hygiène de base à appliquer par tous les praticiens et leurs assistantes et pour tous les patients.

Le port des masques chirurgicaux (anti-projection) est réservé notamment aux personnels de santé recevant des personnes malades et aux transporteurs sanitaires en cas de suspicion de contact avec une personne malade.

Le reste de la population ne doit pas porter de masque. Les officines ont été invitées à ne pas distribuer de masques en dehors des cas mentionnés précédemment ou d’une indication médicale.

Un dispositif national de distribution des équipements est en cours de déclinaison. Pour les médecins généralistes, médecins spécialistes, infirmiers diplômés d’Etat, sages-femmes, masseurs kinésithérapeutes et chirurgiens-dentistes, la mise à disposition sera réalisée via les pharmacies d’officine – cf. communiqué de la Direction générale de la Santé (DGS) en pièce jointe.

Spécifiquement, pour les médecins généralistes de l’Oise, des masques ont été mis à disposition à partir du 02/03 à 9h00 (à retirer dans les EPCI).

Les professionnels de santé de l’offre de soins ambulatoire sont les interlocuteurs de proximité des patients. A ce titre, il est demandé d’informer au maximum leurs patients, notamment en consultant les préconisations figurant sur le site SANTE PUBLIQUE France (https://www.santepubliquefrance.fr).

Nous vous remercions de veiller à la mise en œuvre de ces recommandations.

Vous trouverez, ci-joint, une synthèse de la situation régionale en date du 2 mars 2020.